Suleiman Daghash
L’eau n’a pas d’ombre
La jonquille demande à son ombre
Dans les miroirs de l’émeraude (béryl)
Lorsqu’elle se penche sur soi-même
Dans la rosée de son entité
Et c’est là-bas qu’elle va résider
Le commencement de l’eau est bruine
L’eau n’a point d’ombre
L’eau n’a pas d’ombre
Et les oiseaux se lavent les ailes
Sous une fontaine de lumière
Dans les grappes d’un dattier
Elle pénètre dans la glace de l’étendue
Et elle oriente les oiseaux
Au bord du puits